C'était dans un projet nommé Ellipse, j'aurais aimé en faire une bande dessinée mais la motivation m'a manqué. J'ai donc écrit un premier chapitre qui est un fait un cauchemar, une vision.Respiration difficile, souffle rauque et puissant… nuit sombre, paysage de campagne… droite, gauche ? Non, non tout droit, vite, un refuge! Sentiment d’agitation, agitation pourtant apaisante…Noir.
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Cuir, vitesse, des voix, des mots : voiture.
Il fait nuit sur la route, d’autres hommes sont là, ils savent que les enfants disparus sont enfermés dans une grange en pleine campagne. Le tueur présumé a été repéré, un malade mental paraît-il.
Il fait nuit noire, les hommes éteignent les phares du véhicule pour ne pas être découverts; on approche de la grange, on gare les voitures silencieusement. Les hommes sont armés, tout se passe très vite. On ressent la peur, la peur comme un Homme à peur du loup, de la bête à traquer. Et la bête traquée, pourtant Homme à peur des hommes tel le loup pourchassé. On approche de la grange, il fait nuit noire.
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Les Hommes savent. Ils n’ont pas vus les yeux eux, ils n’ont pas l’instinct du tueur non, mais ils sentent la peur dégouliner le long de leur âme et cela ne trompe jamais : un danger imminent est là. Le malade mental qui a tué les enfants se trouve dans cette grange. La porte est enfoncée à grands coups de pieds, des cris sont poussés se voulant autoritaires malgré l’angoisse monstrueuse.
« On sait que vous êtes ici, rendez-vous, nous sommes armés et vous ne pouvez pas nous échapper ! ».
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Mais le loup sait, il sait que la patience est toujours récompensée. Alors, il attend…
Bruit de pas, léger affolement dans le cœur du tueur, ils montent par l’échelle, dans la réserve à foin. Bientôt viendra sa seule chance de sortir d’ici sans être attrapé.
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Les Hommes regardent autour d’eux, paniqués mais leur raison persistante leur permet encore de tenir leurs armes. Le tueur est forcément là, en haut, mais où ?
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Des yeux de loup immenses brillent, mais ce n’est pas une lueur perceptible par un humain non, c’est la lueur du mal qui coule dans ses veines. Attente, souffle court, léger râle.
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Un Homme décide finalement d’allumer sa lampe torche et la brandit. Quel est le pire? Leur imagination torturée par la terreur ou la vérité brute de l’horreur ? Tout s’éclaire dans la grange et dans leur esprit angoissé.
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Situation d’horreur inimaginable, choc brut. L’indicible se présente sous leurs yeux, leur esprit ne peut le supporter. La raison leur échappe comme ils fuiraient eux, si leur corps n’était pas paralysé d’effroi. Des armes sont lâchées. C’est le moment tant espéré par le loup pour bondir hors de sa tanière.
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Quelques coups de feu, tout est flou. Une vision, non réelle, une dernière avant le chaos : les yeux immenses brillent, porteurs d’un mal qui coule dans ses veines malades. Et les enfants, il n’en reste que les têtes, immondes et déformées. L’humanité n’est plus perceptible dans leurs orbites vides. Mille tortures subies, faux sourires inscrits et recousus, petites poupées dépecées, charognes puantes, humanité pourrissante, insoutenable. Insoutenable ! L’œuvre du mal, non : de la folie car un mal pareil, la raison ne peut l’expliquer et pourtant…pourtant….
Le monde tourne et se renverse, NOIR.
Si vous avez lu jusqu'au bout je vous remercie et puis, j'aimerais un avis critique si possible.