
Extrait :
Lestat, en attendant James, remarque un chien :
«Il avait un pelage épais et doux, gris par endroits et recouvert d'une légère toison de poils noirs plus longs. Il avait un peu la forme d'un loup, mais il était bien trop gros pour en être un et il n'y avait chez lui rien de furtif ni de sournois. (...) Je me trouvais vaguement excité par la furieuse intelligence qui brillait dans ses sombres yeux en amande. (...) Je m'approchais pour le serrer contre moi, car j'aimais sa force et sa lourdeur, et il se dressa sur son arrière-train en posant ses énormes pattes sur mes épaules, tandis qu'il passait sur mon visage sa grande langue rose (...) Cette réaction m'emplit d'un merveilleux bonheur, j'étais vraiment au bord des larmes (...) je me blottis contre lui en le serrant et je le carressai, charmé par l'odeur de sa fourrure (...) «Pourquoi ne me reconnais-tu pas pour ce que je suis ?» demandais-je...Chap. 9 Page 19
Ma critique du livre(mêlant un résumé)
C'est un livre d'aventure, le plus surprenant des chroniques probablement. Entre fraicheur et surprise, Anne Rice nous tien en hallaine avec ses tours de magie et de passe passe. On se laisse guider avec bonheur par Lestat. Certes il y a une rupture avec les deux dernières Tomes -Lestat le vampire et La reine des Damnés. On a appelé ce tome celui en trop, on a dit qu'Anne Rice aurait dû s'arrêter à La Reine des Damnés mais on a eu tord. Ce volume donne un souffle nouveau nécessaire aux chroniques, une rupture était nécessaire. La surprise de ce tome est déjà le choix de l'aventure, mais aussi du nouvel ami de Lestat, David Talbot.
C'est ainsi qu'on découvre avec surprise que Lestat, notre vampire impie, téméraire et joueur a lié une amitié curieuse, surprenante et émouvante avec notre petit rat de bibliothèque sous les ordres du mystérieux Talamasqua. Cette amitiée est aussi le point de départ d'un roman frais et nouveau. Nouveau parce que c'est un duo vampire célèbre et fascinant, Lestat et d'un humain sérieux, curieux, David Talbot. Frais parce qu'il n'y a pas le poid de l'origine des vampires, des vampires vieux de milénaires se battant entre eux, il n'y a pas le poids des autres vampires. C'est avec plaisir qu'on redécouvre Lestat. Il a d'autre habitude, il s'est adapté au monde tel un humain, il chasse toujours les criminels mais avec plus d'agilité et d'intelligence. On est aussi subjugé par notre narrateur, hé oui, notre cher Lestat nous donne une nouvelle facette de sa complexe et curieuse personnalité, mais surtout on découvre un désir commum à tout les vampires mais que seul Lestat va réalisé, le désir de redevenir humain. Car comme on le sait, on ne connait la valeur d'une chose qu'une fois qu'on l'a perdue.
C'est sur ce désir que Lestat va accepter un échange fou, un échange d'âme, il va devenir humain tout en gardant son âme de vampire. L'enjeu est de taille, redevenir humain, voir la lumière du jour, et enfin vivre comme un humain, sans plus aucun pouvoirs surnaturels. Cette vie dont il a toujours rêvé va le mener bien plus loin qu'il ne le pensait. Elle va le mener à connaître un vrai amour, la solitude humaine mais surtout à mieux connaître ses amis, car abandonné par ses amis vampires, c'est david qui va l'aider lorsque Lestat comprend que son hôte n'est pas le corps de celui qui a son corps, mais qu'il s'agit d'un vol, l'homme est un voleur de corps qui n'a pas l'intention de rendre son corps à Lestat. C'est ainsi que trahit par Louis, Lestat va aider par David mettre au point un plan, une course contre la montre pour rattraper son voleur avant qu'il ne disparaisse avec toute la puissance dont est capable le corps de Lestat.
Cette aventure va aussi ammener Lestat à se remettre en question, à aussi voir en de petites choses, de vrai miracle, comme son chien qui le reconnaîtra une fois redevenu lui même mais aussi les limites de la vie, la loi des apparance qui menera sa Gretchen à la folie. Il y aura sa réconsiliation avec Louis qui va nous donner une grande scène d'amour, d'amitié entre nos deux vampires préférés. Seule ombre au tableau, Claudia, l'enfant vampire qui à présent esprit n'a pas trouvé la lumière et vient hanter Lestat. Cette ombre planante laisse présagé l'intrigue de Merrick, à ce titre ce tome laisse une grande porte ouverte vers les tomes suivants, ainsi la folie de Gretchen ne peut nous faire penser à Mennoch le démon de la même façon que la vie exotique de David Talbot nous rappèle celle de Merrick.
La nouveauté, le changement et la fraîcheur ont été le point de départ de ce tome étonnant et plein de surprise. Ce n'est pas la biographie d'un vampire, ça n'est pas non plus une hypothèse sur l'origine des vampires ni sur le mystère chrétien, c'est un tome légé plein d'humour et de métaphore, d'alusion à ses autres tomes, comme Anne Rice sait le faire. On pénètre de plein fouet l'esprit d'aventure de Lestat, et ça nous plait
HS: j'avais fait cette critique pour mon blog, c'est pour ça qu'il y a le résumé, vu que tout le monde ne connait pas, hélas.
_________________
Qui boira de mon sang aura la vie éternelle
